À retenir : les 5 points clés sur le cumul emploi retraite
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Les règles actuelles restent applicables jusqu’au 31 décembre 2026
Les assurés qui liquident leur retraite avant cette date continuent d’appliquer le cadre en vigueur, y compris la possibilité de cumul intégral et, sous conditions, la création de nouveaux droits.
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Les nouvelles règles s’appliqueront uniquement aux retraites liquidées à partir du 1er janvier 2027
La réforme n’est pas rétroactive : les retraités actuels ne sont pas concernés.
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Avant l’âge légal, les revenus d’activité sont déduits de la pension dès le premier euro
Le cumul devient financièrement neutre et l’objectif affiché est d’orienter les assurés vers la retraite progressive, afin d’accompagner l’activité, plutôt que vers le cumul emploi-retraite.
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Entre l’âge légal et 67 ans, le cumul reste possible mais sans création de nouveaux droits
Un seuil annuel de revenus d’activité est fixé par décret. En dessous de ce seuil, les pensions ne sont pas affectées. Au-delà, la pension est réduite.
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À partir de 67 ans, le cumul redevient intégral
La reprise d’activité peut de nouveau permettre l’acquisition de nouveaux droits à retraite.
Le cumul emploi retraite : cadre général en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026
Le cumul emploi-retraite permet à une personne retraitée de reprendre ou de poursuivre une activité professionnelle tout en percevant sa pension. Il repose aujourd’hui sur une distinction entre deux situations selon les conditions de départ à la retraite.
Le cumul emploi retraite intégral
Le cumul est dit « intégral » lorsque l’assuré :
- a liquidé l’ensemble de ses pensions (régime de base et complémentaires, français ou étranger),
- bénéficie d’une retraite à taux plein, obtenue soit à l’âge légal avec la durée d’assurance requise, soit à 67 ans.
- Ou exerce une activité professionnelle dérogatoire énumérées à l’article L. 161-22 du Code de la sécurité sociale.
Dans ce cas :
- les revenus issus de l’activité reprise peuvent être cumulés sans plafond avec la pension,
- depuis la réforme de 2023, les cotisations versées permettent d’acquérir de nouveaux droits à retraite, donnant lieu à une seule seconde pension auprès d’une même caisse de retraite de base., plafonnée à 5 % du PASS (régime de base).
Attention, en cas de reprise chez le même employeur, le cumul se fera après un délai de 6 mois (même condition que pour le cumul plafonné), mais ce délai de carence devrait être supprimé par la réforme de 2027.
Le cumul emploi retraite plafonné
Lorsque les conditions du cumul emploi retraite intégral ne sont pas réunies, le cumul est dit plafonné.
Dans cette situation :
- Le total pension de retraite + les revenus issus de l’activité reprise ne doit pas dépasser :
- soit 160 % du SMIC brut, calculé sur une base annuelle de 1 820 heures,
- soit la moyenne des trois derniers salaires bruts perçus avant la liquidation de la retraite.
Le plafond le plus favorable étant retenu.
- En cas de reprise d’activité chez le dernier employeur, un délai de carence de six mois s’applique avant de pouvoir exercer une activité dans le cadre du cumul emploi retraite. => ce délai de carence devrait être supprimé par la réforme
- Aucun nouveau droit à retraite n’est acquis :
- Les cotisations vieillesse versées dans le cadre d’un cumul plafonné sont des cotisations “à fonds perdus”.
- Aucune seconde pension n’est constituée.
- C’est une règle constante, avant et après la réforme de 2023.
Une évolution réglementaire applicable aux pensions liquidées à partir de 2027
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026) introduit des modifications applicables aux pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027. Les personnes ayant liquidé leur retraite avant cette date continueront d’appliquer les règles antérieures.
La réforme introduit une organisation du dispositif principalement fondée sur l’âge auquel intervient la liquidation des droits : avant l’âge légal, entre l’âge légal et 67 ans et à partir de 67 ans.
Cumul emploi retraite avant l’âge légal de départ
Modalités de cumul
Pour les assurés liquidant leur retraite avant l’âge légal, les revenus d’activité repris seront déduits du montant de la pension, dès le premier euro.
Concrètement, cela signifie que :
- le montant de la pension versée est ajusté à hauteur des revenus professionnels perçus,
- la pension peut être partiellement ou temporairement neutralisée en fonction du niveau d’activité.
Portée pratique
Dans cette configuration, le cumul emploi-retraite vise principalement à accompagner la poursuite d'une activité professionnelle, l'avantage financier étant limité par les règles de plafonnement applicables.
Cumul emploi retraite entre l’âge légal et 67 ans
Un cumul possible sous conditions
Le cumul sera autorisé sans délai de carence, y compris chez le dernier employeur. Un seuil de revenus (estimé à 7 000 € par an, à confirmer par décret) sera toléré sans réduction de pension ; au-delà, la pension sera réduite à hauteur de 50% du dépassement.
Par exemple, avec 12 000 € de revenus annuels, le dépassement de 5 000 € entraînera une amputation de 2 500 € de la pension.
Potentielle absence de création de nouveaux droits, ce qui devra être confirmé lors de la publication des textes officielles.
Dans cette tranche d’âge :
- les cotisations vieillesse versées dans le cadre de l’activité reprise n’ouvrent plus de nouveaux droits à retraite,
- aucune seconde pension n’est constituée au titre de cette activité.
Cumul emploi retraite à partir de 67 ans
Un cadre plus souple
À compter de 67 ans :
- Le cumul emploi-retraite redeviendra intégral.
- Les revenus d’activité pourront alors être cumulés sans plafond avec la pension,
- et certaines sources indiquent aussi la possibilité d’acquérir de nouveaux droits, sous réserve des règles applicables au régime concerné.
Impacts sur les stratégies de fin de carrière
La réforme ne supprime pas le cumul emploi-retraite, mais elle modifie son intérêt selon le calendrier de départ. Pour les futurs retraités, la question ne sera plus seulement “puis-je travailler après ma retraite ?”, mais aussi “à quel moment le cumul reste-t-il réellement utile ?”.
Anticiper le bon âge de départ
Le premier impact concerne le choix de la date de liquidation. Un départ avant 67 ans peut devenir moins favorable si le projet de fin de carrière repose sur une reprise d’activité rapide, surtout avant l’âge légal.
Revoir la place de la retraite progressive
La retraite progressive peut prendre davantage d’importance dans les arbitrages de fin de carrière, car elle permet d’aménager la transition entre activité et retraite sans basculer immédiatement dans un cumul moins favorable. Plusieurs analyses de la réforme présentent d’ailleurs cette option comme un outil de transition à examiner.
Sécuriser le revenu global
Pour les actifs proches de la retraite, l’enjeu est de comparer plusieurs scénarios : départ immédiat, maintien en emploi, retraite progressive, ou reprise d’activité après liquidation. Le bon choix dépendra du niveau de pension attendu, du besoin de revenu complémentaire et du rythme de travail envisagé.
Un bilan retraite personnalisé avec nos conseillères et conseillers en gestion de patrimoine peut vous aider à évaluer précisément l'intérêt financier d'une telle décision et de sécuriser votre stratégie.
Le cumul emploi-retraite disparaît-il ?
Non. Le dispositif est maintenu, mais ses conditions deviennent moins favorables avant 67 ans pour les nouvelles liquidations à partir de 2027.
La réforme s’applique-t-elle immédiatement aux retraités actuels ?
Non, les sources consultées indiquent qu’elle s’appliquera aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027.
Faut-il encore intégrer le cumul emploi-retraite dans sa stratégie ?
Oui, mais avec une approche plus prudente. Le cumul restera pertinent dans certains cas, notamment après 67 ans, mais il doit désormais être comparé à d’autres options de fin de carrière.
En conclusion
La réforme de la LFSS 2026 ne met pas fin au cumul emploi-retraite, mais elle réduit son attractivité pour une partie des futurs retraités, en particulier avant 67 ans. Pour les stratégies de fin de carrière, l’enjeu est désormais d’anticiper plus tôt l’âge de départ, le besoin de revenu complémentaire et l’intérêt éventuel d’une retraite progressive.